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Des organisations de la société civile lancent un « Appel citoyen pour un encadrement et une transparence des activités de lobbying en direction des instances de décisions publiques »
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Inscription obligatoire pour entrer à l’Assemblée nationale. Merci de signaler votre participation avant le 7 octobre à infos@adequations.org
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En France comme dans l’Union européenne, le monde industriel ne cesse de mobiliser des moyens financiers importants et de nombreux lobbyistes pour peser sur la décision publique, compromettant la transparence et le bon déroulement du débat démocratique au service de l’intérêt général.
En ce moment même, le démantèlement d’une partie substantielle des acquis du Grenelle de l’environnement témoigne de la pression des intérêts économiques privés sur des décisions résultant d’une négociation collective qui visait un bien public vital : la préservation des équilibres écologiques et sociaux de la planète.
La Commission européenne a lancé le 23 juin un « registre volontaire » des lobbyistes, sans commune mesure avec les demandes de la campagne européenne Alter EU, laquelle mobilise 160 associations de la société civile. En France, des propositions visant à réglementer le lobbying au sein de l’Assemblée nationale, actuellement préparées par une délégation spéciale, ne sont guère plus prometteuses et pourraient s’appliquer dès janvier 2009.
Ainsi est en jeu la possibilité d’opter résolument - ou non - pour que des règles de démocratie et de transparence encadrent désormais l’activité des groupes de pression en France.
Des organisations de la société civile ont décidé de se constituer en force de veille et de proposition au service de cette exigence démocratique.
Particulièrement inquiètes de l’importance prise par ces lobbies qui bénéficient d’accès privilégiés dans les instances de décision publique et s’opposent souvent avec succès aux projets d’intérêt général en cours d’élaboration, ces associations lancent un « Appel citoyen pour un encadrement et une transparence des activités de lobbying en direction des instances de décisions publiques ». Elles proposent une série de mesures conservatoires dont un système obligatoire d’inscription électronique et de rapports d’activité pour tous les lobbyistes.
La Conférence de presse sera animée par l’association Adéquations qui assure le secrétariat de cette initiative relayant en France la campagne Européenne Alter-EU. Après une présentation des enjeux européens et nationaux et de quelques propositions d’organisations de la société civile, des associations signataires de l’appel donneront des éclairages thématiques (eau, agriculture, pesticides, santé…).
Le texte de l’Appel citoyen pour un encadrement et une transparence des activités de lobbying en direction des instances de décisions publiques sera remis aux participant-es.
Intervenant-es :
Yveline Nicolas, coordinatrice d’Adéquations
Un représentant d’Alter EU (sous réserve)
Jacques Testart, Fondation Sciences Citoyennes
Jean-Luc Touly, président de l’ACME (Association pour un contrat mondial
de l’eau)
Claude Lavalle, ATTAC
Un représentant du MDRGF (Mouvement pour le droit et le respect des
générations futures)
Un représentant d’Anticor
Plus d’information et liste des associations signataires* de l’appel au 30/9/08 sur http://www.adequations.org/spip.php ?rubrique241
La directive cadre sur les déchets mise à la poubelle
Strasbourg, le 17 juin 2008 - Le texte de compromis entre le Conseil et le Parlement, élaboré par Mme Caroline Jackson, rapporteur du texte, a été adopté ce mardi en seconde lecture par une grande majorité des eurodéputés. Ce nouveau texte remplacera celui de 1975 sans apporter d’améliorations substantielles. Le CNIID déplore l’adoption d’une directive au rabais, incompatible avec les urgences environnementales actuelles. Le Conseil des Ministres et la Commission auront donc eu les députés à l’usure, las d’un texte que la France ne souhaitait pas gérer sous sa présidence en juillet prochain.
"Le CNIID dénonce le remplacement d’objectifs ambitieux de recyclage par des objectifs maquillés ne portant que sur quelques flux de déchets, par ailleurs déjà inscrits dans la directive emballage concernant les déchets ménagers", déclare Hélène Bourges, chargée de la campagne Alternatives au CNIID. Les objectifs initiaux (50 % de recyclage sur déchets municipaux et 70 % sur déchets de déconstruction, de démolition et de produits manufacturés), soutenus il y a encore un an par les parlementaires, ont été rejetés (l’amendement en question a été rejeté par 544 voix contre et 144 pour). Hélène Bourges poursuit : « Ce recul est symptomatique de l’inaction des décideurs face à la pénurie annoncée des ressources naturelles, à commencer par le pétrole, qui est la matière première de tous les plastiques ». En outre, l’absence du moindre objectif de stabilisation des déchets est un coup terrible porté à la hiérarchie du traitement des déchets, censée placer la prévention en tête des priorités.
Comme cela était malheureusement prévisible, l’incinération pourra être dans certains cas considérée comme de la valorisation énergétique, aberration environnementale que les députés avaient pourtant rejetée en première lecture l’année dernière... « Ce changement de statut injustifié bat en brêche non seulement la mise en place d’une gestion durable de nos déchets mais aussi la volonté de lutter contre l’urgence climatique » dénonce Sébastien Lapeyre, chargé de campagne incinération au CNIID. Ce vote intervient alors même que CEE Bankwatch (1) a montré que la Banque européenne d’investissement consacre déjà abusivement deux tiers du budget de la politique déchet à l’aide à la construction d’incinérateurs, en particulier dans les nouveaux pays membres . Le marché intérieur des déchets destinés à l’incinération devrait être dynamisé par des possibilités d’export transfrontalier facilités.
Ironie du sort, le texte de la Directive ayant perdu une grande partie de sa consistance environnementale, les dispositions du Grenelle s’avèrent aujourd’hui plus ambitieuses. Le gouvernement français, qui n’a pas soutenu les objectifs de recyclage ou de prévention lors des discussions avec le Conseil et la Commission, se voit maintenant obligé de mettre en oeuvre des dispositions adoptées au niveau national, dont par exemple la réduction de la quantité de déchets ménagers de 5 kilogrammes par habitant et par an. L’enjeu à venir va concerner la transposition en droit français de ce texte qui remplacera la Loi de 1992. Le CNIID veillera à ce que la transposition de cette directive en droit français prenne en compte les quelques décisions actées lors du Grenelle. En effet, le gouvernement français ne pourra se permettre de proposer une loi structurante sur les déchets sans en élargir l’ambition par rapport à cette directive cadre très peu volontariste.
(1) http://www.bankwatch.org/newsroom/releases.shtml ?x=2097022
Contacts :
Hélène Bourges - Chargée
de campagne Alternatives au CNIID - helene@cniid.org -
01 55 78 28 62
Sébastien Lapeyre - Chargé de
campagne Incinération au CNIID - sebastien@cniid.org -
01 55 78 28 65
Christian Vélot est enseignant-chercheur en génétique moléculaire à l’Université Paris-Sud.
Depuis 2002, il est responsable d’une équipe de recherche à l’Institut de Génétique et Microbiologie (Institut mixte CNRS – Université) sur le Centre Scientifique d’Orsay.
Parallèlement à son activité d’enseignement et de recherche, il anime sur son temps personnel de nombreuses conférences à destination du grand public sur le thème des OGM. Ses conférences didactiques, dont l’une a notamment servi de document de travail à l’intergroupe OGM du Grenelle de l’Environnement, ont permis à de nombreux citoyens d’avoir accès à une connaissance de la réalité des OGM et ont contribué à la prise de conscience raisonnée des risques qu’ils portent. Il est souvent intervenu en tant que témoin dans les procès de faucheurs volontaires.
Christian Vélot fait partie de ces lanceurs d’alerte qui oeuvrent pour faire valoir la réalité de certains risques et engager des débats démocratiques, là où l’obscurité et l’opacité sont de règle.
Cet engagement lui vaut aujourd’hui, de la part de la direction de son Institut, de nombreuses pressions morales et matérielles, depuis l’accusation infondée d’impliquer son institution dans ses prises de position publiques, la confiscation de la totalité de ses reliquats de crédits pour 2008 et 2009, la privation d’un étudiant stagiaire, jusqu’à l’annonce de l’exclusion arbitraire de son équipe de l’Institut à partir de fin 2009. De plus, Christian Vélot et son équipe ont fait l’objet pendant plus d’un an d’un harcèlement pour qu’ils quittent leurs locaux (allant jusqu’à la menace d’un déménagement manu militari) au prétexte de la mise en place d’un prétendu pôle de biotechnologie qui s’est avéré être un projet fantôme pas même budgétisé.
Nous demandons que toutes les conditions soient rassemblées pour que Christian Vélot, avec son équipe, puisse poursuivre ses activités de recherche indépendante, ce qui implique notamment que la totalité de ses crédits lui soient restitués et que sa direction revienne sur la décision arbitraire de l’évincer au delà de 2009.
Au-delà du cas de Christian Vélot, nous appelons également à une très grande vigilance face aux atteintes à la liberté d’expression des chercheurs, et demandons un véritable statut juridique des lanceurs d’alerte, dans le cadre d’une loi de protection de l’alerte et de l’expertise, dont le principe a été acté par le Grenelle de l’Environnement.
Aussi nous invitons celles et ceux d’entre vous qui se sentent concernés par la situation de Christian Vélot, et plus généralement par la question des lanceurs d’alerte, à une journée de mobilisation :
Le 25 juin 2008 à 10h30 à Orsay devant l’entrée principale du campus (rue Elisa Desjobert)* et à 15h pour un défilé parisien festif du Luxembourg (place Edmond Rostand) au ministère de la Recherche où une délégation demandera à être reçue.
Organisations associées : Action Consommation, les Amis de la Terre, Attac, Bio Consom’acteurs, la Confédération paysanne, les Faucheurs volontaires, FNAB, Fondation Sciences Citoyennes, France Nature Environnement, Greenpeace, MDRGF, Nature et Progrès, Réseau Cohérence, WWF...
Contact : Fabien Piasecki – fabien.piasecki (arobase) sciencescitoyennes.org 06 63 08 58 14
*Accès Orsay A. Depuis la Province sud et ouest par la route 1. Sur l’A10, au kilomètre 0, prendre la N118 direction Paris Porte de Saint-Cloud 2. Prendre la sortie « Orsay Centre » 3. Tourner à droite rue Guy Môquet 4. Au feu, aller tout droit (passer sous le viaduc) rue de l’Yvette 5. Continuer toujours tout droit jusqu’à la rue Elisa Desjobert (la rue de l’Yvette devient rue Georges Clémenceau puis rue Elisa Desjobert)
B. Depuis Paris par la porte d’Orléans 1. Prendre l’A6 direction Bordeaux-Nantes 2. Rejoindre l’A10 direction Etampes-Palaiseau 3. Prendre la N188 direction Orsay 4. Prendre la N118 direction Paris Porte de Saint-Cloud 5. Prendre la sortie « Orsay Centre » et suivre les informations des points 3. à 5. de A. ci-dessus
C. Depuis Paris par la porte de Saint-Cloud 1. Au Pont de Sèvres, prendre la N118 direction Bordeaux-Nantes 2. Prendre la sortie « Les Ulis », puis reprendre la N118 direction Paris Porte de Saint-Cloud 3. Prendre la sortie « Orsay Centre » et suivre les informations des points 3. à 5. de A. ci-dessus
D. Depuis Paris par le RER 1. Prendre le RER B direction St Rémy-les-Chevreuses 2. Descendre à « Orsay Ville », et rejoindre la rue Elisa Desjobert en empruntant le passage souterrain
Après la Finlande, où le réacteur nucléaire EPR en construction a d’ores et déjà plus de 2 ans de retard sur le calendrier prévu, c’est au tour du modèle actuellement en construction en Normandie, sur le site de Flamanville, de connaître des problèmes de mise en œuvre. Ainsi, aujourd’hui, lors d’une conférence de presse, l’Autorité de Sûreté du Nucléaire (ASN) a annoncé que depuis le 21 mai, les opérations de coulage du béton de l’EPR de Flamanville étaient suspendues suite au constat de nouvelles anomalies.
En effet, ce n’est pas la première fois que l’ASN constate des anomalies sur ce chantier qui doit voir la mise en service du premier réacteur nucléaire de 3e génération en France. Depuis le début des travaux l’année dernière, 8 inspections ont été menées en 2007 et 4 entre le 1er janvier et le 21 mai 2008. ces inspections ont porté essentiellement sur le génie civil, l’organisation et la gestion des prestataires, l’impact du chantier sur la sûreté des 2 réacteurs nucléaires actuellement en service sur le site, la fabrication du revêtement métallique interne du bâtiment du futur réacteur de l’EPR. Le 21 mai, un problème qui avait été précédemment constaté, concernant la disposition de certaines armatures de fer non conformes aux plans constatés, s’est reproduit. En conséquence, même si techniquement ces anomalies ne posent pas de problème en matière de sûreté, elles illustrent un manque de rigueur, selon l’ASN.
Si jusqu’à présent des anomalies avaient été effectivement constatées (1), l’ASN estimait qu’elles avaient été traitées de manière satisfaisante. Cependant, l’ASN estime qu’EDF doit renforcer le pilotage et la surveillance des activités réalisées par les prestataires sur le chantier et que, si la compétence technique des intervenants est satisfaisante, un effort doit être mené pour développer leur culture de sûreté. A ce titre, l’Autorité de Sûreté du Nucléaire a demandé à EDF de ne pas engager de "nouvelles opérations de bétonnage dans l’attente d’améliorer la rigueur des contrôles internes".
Pascal Farcy
1- On peut citrer, entre autres :
l’apparition de fissures à la suite de la coulée d’un bloc de béton composant le radier de l’îlot nucléaire de l’EPR. Ces phénomènes fréquents lors du durcissement du béton ont été traité par EDF en injectant une résine sous pression dans les fissures,
la non-conformité de la disposition de certaines armatures de fer par rapport aux plans. Ces non-conformités ont été corrigées avant bétonnage.
Manifeste d’Annecy
Les organisations paysannes, rurales, écologistes et de solidarité internationale, ainsi que tous les citoyens rassemblés ce 21 septembre 2008 à Annecy, adressent aux Ministres de l’agriculture de l’Union Européenne, venus ici débattre de la future PAC d’après 2013, le manifeste suivant. :
Manger chaque jour reste un besoin prioritaire pour tous. Or le droit à l’alimentation est méprisé : il est inacceptable qu’un milliard d’humains n’ait pas accès à une alimentation suffisante, saine et culturellement adaptée soit par pauvreté (qui n’épargne pas l’Europe), soit par manque d’accès à la production agricole. Des millions de paysannes et paysans, de ruraux sont poussés par la misère vers les grandes villes et l’émigration.
Dans l’Union Européenne (UE), une ferme disparaît chaque minute : pour la majorité des paysan(ne)s, la Politique Agricole Commune (PAC) actuelle ne permet pas de vivre dignement de son travail.
Alors que nous devons faire face aux changement climatique, à la crise énergétique, la disparition massive de la biodiversité, l’agriculture européenne développe encore des modes de production qui consomment trop d’énergie, d’eau, aggravent le réchauffement climatique et sont coûteuses pour le contribuable (santé, emploi, dépollution...)
Une autre politique agricole et alimentaire européenne est donc indispensable :
Que faire pour changer la Politique Agricole Commune ?
A l’heure du bilan de santé de la politique agricole européenne, l’UE doit considérer qu’elle a d’abord vocation à assurer l’alimentation de sa population, avant de prétendre nourrir le monde. Il ne s’agit pas d’un repli égoïste mais au contraire de permettre aux autres pays d’exercer leur droit de souveraineté alimentaire et de développer partout, au nord comme au sud, une agriculture paysanne et durable.
Pour assurer la sécurité alimentaire, pour préserver la planète, dynamiser le monde rural, l’agriculture doit être reconnue d’utilité publique. Les gouvernants doivent se fixer pour objectif le maintien de tous les paysans dans toutes les régions d’Europe. Il faut produire au plus près des consommateurs, afin de réduire les transports et d’améliorer la qualité des produits. Rappelons que l’UE est le premier importateur et exportateur de denrées agricoles et alimentaires : ce modèle est périmé.
Pour cela, le cadre international imposé aux politiques agricoles depuis les années 1990 par les règles de l’OMC doit être revu.
1. Les paysans veulent produire et vivre de leur travail
* Favoriser l’accès au métier La PAC et les politiques des Etats Membres doivent favoriser l’accès à la terre, à l’eau, au crédit, à des semences non appropriées par les firmes, à des intrants s’inscrivant dans des pratiques durables, ainsi qu’à une formation réorientée vers des modes de production durables. Les droits des paysannes doivent être respectés. * Des prix avant des primes Les prix de marché agricoles doivent être stables et suffisamment rémunérateurs pour la pérennité et le renouvellement des fermes. On ne peut baser une économie agricole sur la vente de produits à des prix en-dessous des coûts de production, comme cela est trop souvent le cas avec la PAC actuelle. Dans les régions défavorisées ayant des coûts de production plus élevés, des paiements directs plafonnés par actif sont nécessaires. * Réguler et protéger les marchés, mais en abandonnant le dumping Pour maintenir ces prix stables, il faut éviter les excédents ou les pénuries, donc avoir en amont des outils de maitrise des productions et de régulation. Il faut en même temps cesser le dumping de l’UE vers les pays tiers, c’est à dire nous abstenir d’exporter à des prix baissés artificiellement par des subventions (quelles qu’elles soient) et protéger le marché européen d’importations à trop bas prix par des droits de douane, lorsque cela est nécessaire. L’UE peut exporter ses produits spécifiques sans aide.
2. Préservons notre environnement
Donnons la priorité à des modes de production agricoles plus durables, plus autonomes, plus économes en intrants (engrais, pesticides,..) et en énergie. Il est inacceptable que la production animale à base d’herbe, favorable à la protection de sols, de l’eau, de la biodiversité et du climat, reçoive moins de soutien que les élevages basés sur le maïs et le soja ou que les cultures céréalières. Les prairies permanentes doivent être sauvegardées.
Accompagnons tous les agriculteurs dans cette direction par des mesures incitatives, et réorientons les organismes de développement agricole, l’enseignement et la recherche dans cette direction.
Maintenons et développons la biodiversité des plantes cultivées et des animaux d’élevage. Respectons les droits collectifs des agriculteurs de conserver, ressemer, échanger et vendre leurs semences reproduites sur la ferme. Interdisons les OGM .
Arrêtons le grignotage des surfaces cultivables par l’urbanisation, le développement d’agro-carburants industriels à rentabilité énergétique et économique douteuse.
3. Rapprochons producteurs et consommateurs
Les producteurs ont besoin de relations sécurisées, stables et équitables avec l’aval. Les formes réellement coopératives ainsi que les circuits courts producteurs-consommateurs doivent être favorisés.
Il faut freiner le développement d’oligopoles mondiaux et nationaux dans l’agro-industrie, la grande distribution, et l’alimentation. Réduire la domination de la grande distribution sur les transformateurs et les producteurs par un contrôle efficace des pratiques commerciales et des marges
Il faut promouvoir la consommation de produits locaux ainsi qu’une alimentation mieux adaptée à la santé humaine.
4. Sans souveraineté alimentaire, il n’y a pas de bonne politique agricole
L’Union Européenne doit agir auprès des Nations Unies pour une reconnaissance du droit de souveraineté alimentaire, qui permette aux Etats ou aux Unions de définir leur politique agricole et alimentaire, sans dommage vis-à-vis des pays tiers. Pour accompagner ce droit, il faut :
* reconnaître que la vocation première de l’agriculture est de fournir les marchés domestiques ; * permettre aux Etats ou groupes d’Etats à se protéger contre des importations de produits agricoles à un prix inférieur aux coûts de production locaux ; * autoriser les soutiens publics à une agriculture durable, à condition qu’ils ne servent pas directement ou indirectement à exporter à bas prix ; * assurer une stabilité des prix agricoles mondiaux en régulant les marchés.
Soigner la PAC dès le « bilan de santé » de 2008
L’Union Européenne doit rééquilibrer les paiements directs entre agriculteurs, notamment entre éleveurs et céréaliers, en les plafonnant par actif et en attribuant une prime forfaitaire aux plus petites fermes.
Elle doit soutenir mieux les secteurs fragilisés, notamment les productions à forte main-d’œuvre comme les fruits et légumes, le vin,.. , ainsi que la production ovine , abandonnée par la PAC actuelle.
Il est indispensable de maintenir et d’améliorer le système des quotas laitiers, ainsi que d’autres outils de régulation des marchés.
Pour retrouver l’autonomie de l’UE en protéines végétales (nous importons 75% de nos besoins !!) qui nourrissent nos troupeaux, la PAC doit d’urgence relancer la culture des protéagineux en Europe.
Les programmes de développement rural doivent donner la priorité à l’installation paysanne et à l’emploi rural, ainsi qu’au commerce local ou régional et à la transformation locale.
Nous appelons les gouvernements de l’Union Européenne à réorienter dès maintenant les politiques agricoles et les modes de production, pour répondre aux besoins des citoyens et aux défis mondiaux de ce siècle.
N’attendons pas 2013 !